Tigger's Track - L'essentiel d'une vie d'humain

Une modeste ballade au coeur de la jungle du Tigre. Ponctuée de rencontres, de découvertes, d'émotions et d'échanges. Suivez-moi...

27 juin 2005

Phénomène: 2 modes

tete

Je me suis réveillé ce matin avec un mal de jambe insupportable. Alors on me l'a changé. Non c'est vrai que la dessus, notre docteur est super sympa. Je veux dire, ça marche pas, hop on change quoi. Bon, alors du coup bah, on a tendance à en profiter, bien sûr on le sait. Ma mère, qui elle, se coupe trois doigts presque toutes les semaines à la patinoire, bon bah, elle, c'est par demi-douzaine que le docteur commande des doigts, il le sait quoi. Ouais, c'est un peu de l'abus mais bon, c'est pratique quand même. L'année dernière c'était tout mon système pulmonaire qu'on m'a changé. On m'a mis des sortes de turbines, là. Ah ouais ! Maintenant attention, je respire toutes les 3 minutes ! Mon père lui, c'est plutôt l'inverse, on compte les éléments qu'il lui reste d'origine, c'est plus rapide. La moustache ? Ah si ! Par contre, celle là elle est à lui.
Bon là, je sais pas trop ce qu'ils vont me faire, c'est bizarre, mon ablation des ongles est prévue pour après demain. Tiens, tu les vois, ils arrivent. Quoi ? Un disque dur ? Non mais c'est quoi ce délire là ? J'ai jamais demandé ça moi ! Quoi fou ? Comment ça je perd la boule ? Mais non, je veux garder ma tête et tout ce qu'il y a dedans en plus ! Comment vous pouvez savoir ce qui est bon ou pas, dites donc ?

Non mais attends, y'a des limites quand même !

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19 juin 2005

L'ascenceur - "Oui c'est encore le même monsieur..."

Ce qu'on croit toujours vrai pour les autres, mais que l'on imagine jamais pour soi.

ascenseur_n2

Cela fait pas mal de temps que je ne poste plus par faute de temps (pas d'idées ! Car j'en ai à foison !), et oui partiels, donc forcément révisions et donc forcément pas le temps ! En quittant l'appartement dans lequel je travaillais, pour retourner chez moi, je prends donc l'ascenceur (que j'ai l'habitude de prendre) et j'appuie sur la touche "0". Je sors mon téléphone de ma poche pour l'allumer lorsque l'ascenceur se bloque. Non, la cabine n'a presque pas bougé, je ne peux pas être bloqué. Le chiffre "4" s'est alors mis à clignoter -en orange (un signe ?)- Non non non, je ne suis pas coincé. Je me mets alors à appuyer frénétiquement sur la touche "0", puis sur toutes les autres touches (j'avoue, j'avais toujours rêvé de pouvoir appuyer sur ces touches là). La sonnerie retenti; un son aigu. Puis l'appel vers la centrale de dépannage s'enclenche. J'en voie un texto à Haku et à sa soeur qui habitent au 4ème étage. Ils rappliquent, morts de rire ! Je ne suis pas claustrophobe.
"Bonjour Monsieur"
"Oui, bonjour... Eh bien, je suis coincé dans l'ascenseur."
"Très bien on vous envoie quelqu'un. Ne paniquez pas, tout va bien se passer. Je vous envoie l'équipe de désincarcération."
Paniqué ? Qui a dit que j'allais paniquer ? Je ne suis pas claustrophobe, j'ai dit ! D'ailleurs: claustrophobe. Voilà ! Ca n'existe plus ! Et les minutes passent, 5 puis 10. La chaleur monte. La cabine ne peut supporter que 4 personnes soit 300 kg donc 2 pensées me viennent:
- Cette cabine est vraiment petite pour 1 personne alors pour 4 coincées en même temps...
- Finallement, heureusement que je n'ai pas mangé ce Nuts.

Et soudain, le téléphone de l'ascenseur se remet en route. La même sonnerie que l'appel précédent, le même standard. Sauf que cette fois: je n'ai touché à rien !
"Oui ?"
"Bah, je vous ai déjà appellé mais l'ascenseur à recomposé votre numéro donc..."
"Oui cela arrive quelques fois, ne vous inquiétez pas monsieur, on fait le plus vite possible"
"Bah non, je ne m'inquiète pas, mais c'est l'ascenseur qui..."
"Oui oui, je comprends mais tout bien se passer"
Non mais je rêve où elle croit que je suis en train de péter un cable et que je la rappelle pour tailler la bavette ? Une fois raccroché, le téléphone se remet à sonner. Une nouvelle personne qui me redemande les mêmes choses et qui me redit les mêmes instructions. Ras le bol. 30 minutes de passées. La chaleur est insuportable. J'enlève ma chemise. Je ne vois plus mon reflet sur la vitre recouverte de buée. Le téléphone resonne.
"Oui, eh bien c'est encore le même monsieur..."
Elle rit.
"C'est bien, vous ne vous vous ennuyez pas comme ça."
Super. Je vais finir par connaître toute l'equipe.

45 minutes. Je commence à m'attaquer à la porte. Je suis entre le 4ème et 3ème étage. Je réussi à la tirer jusqu'à la moitié mais j'ai peur d'y mettre les doigts car le mécanisme venait à se remettre en marche brusquement, j'y perdrais mes mains, et comme j'ai épreuve demain, vaut mieux éviter.

Le téléphone sonne et resonne et re-resonne.
"Bon courage"
"A tout à l'heure"
"Il fait pas trop chaud ?"
"Je suis désolé, l'équipe est coincée dans les embouteillages"
Dans deux minutes on m'invite à boire un coup...
Les voisins commencent à poser des questions et à m'en poser à travers la porte. Je tiens plusieurs discussions: une avec la dame du 3ème et une avec mes amis du 4ème.

1h. Ras la casquette, j'etouffe, j'ai soif. Je ne suis pas encore claustrophobe. Et puis d'un seul coup, je sens de l'air à travers la porte de métal. La porte du palier du 4ème à été forcée. J'ouvre celle de l'ascenseur de mes bras. Et je vois deux hommes habillés de noir de la tête aux pieds. De furtives inscriptions dans leur dos, DGS ou DCS, je ne me rappelle plus. Ils reprennent leur sacoche.
"Vous avez contacté la société ?"
"Bah oui"
"Très bien, s'il vous pose des questions, vous êtes sortis tout seul"
Et ils ont disparus. Je suis resté scotché. Mais d'où ils viennent ? S'ils ne sont pas cette équipe, qui sont-ils ? Et pourquoi mentir sur leur action ? Qui les a prévenu ?
Les badauds sont rentrés chez eux, ainsi que mes amis. J'ai pris l'escalier.


jack

Merci. Je sais que c'est toi. Je te suis redevable.

:P

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11 juin 2005

A suivre... 2nd épisode

Je m'étais promis de continuer cette "saga" suivant les règles que j'avais fixé. Ceci dit, l'appel étant plus fort, je vais continuer malgré tout. Les consignes restent -malgré tout- inchangées: envie de commenter, de faire tourner l'hsitoire dans un autre sens ? Mailez-moi !

Pour une petite remise en contexte de l'histoire, voici le lien vers le 1er épisode daté du 02/11/04 !


Tournant désesperemment la cuillère dans sa tasse, elle avait totalement quitté la situation dans laquelle elle était.

- Tu le dis si je t'emmerde, hein ?

Elle releva la tasse et afficha un sourire presque immédiatemment.

- Mais non, tu sais très bien que ce n'est pas toi, Marie.
- Non mais au delà du fait que tu sois dans ta période "Oh mon Dieu que je déprime, que je m'apitoie sur mon sors", tu pourrais afficher un peu plus de joie de déjeuner avec ta copine, non ?

Elle sourit. Ca, c'était Marie. Elle la respectait pour ça d'ailleurs. Tellement forte et capable de vous redonner le sourire en moins de temps qu'il nous faut pour le perdre.
Marie se leva de table, alla au comptoir régler le repas et lui fit un signe de tête pour l'inviter à quitter le restaurant. Marie était une fille géniale, l'Amie. Le genre de fille avec qui tout semble être simple. Trop simple d'ailleurs. Tellement simple que ça en est énervant ! Elle avait envie de déprimer ! Envie d'être triste un peu ! Envie qu'on lui dise: "Ah ouais, effectivemment, t'as vraiment une vie à la con" plutôt qu'on essaie coûte que coûte de trouver tous les bons cotés -même minimes- de son existance.
Ca fait trois qu'elle a quitté la fac, trois ans qu'elle a quitté sa vie d'étudiante et tout ce qui va avec: ses amphis ennuyeux, ses pauses cigarettes au soleil, les dragues subies à chaque fois qu'elle s'aventurait dans ce bar sordide, et ce professeur, beaucoup trop... professeur ! Tout lui revenait en mémoire, mais pourquoi maintenant, bon sang...! Pourquoi faut-il que ça revienne... tout court ?

"Bonjour Monsieur.
Mam'zelle ?
Ca serait pour du stockage, s'il vous plaît.
Bien sûr, quel type d'espace ? Dossiers, affaires, encombrants ?
Non non, seulement trois années de souvenirs, s'il vous plaît."

Impossible. Et puis, pour les coffres, il existe des clés. On peut toujours ouvrir, laisser entrer, laisser passer...

- T'es encore partie, là !
- Oh excuse moi Marie, je suis tellement fatiguée en ce moment...
- Oui bah t'es mignonne hein, mais moi je vais pas faire l'aller retour Place d'Italie/Odéon pour t'entendre dire que tu es fatiguée ! Moi j'ai raté mon audition, je sens que je vais encore galérer pendant deux mois, et regarde moi, (elle tourna sur elle-même) je suis là !
- Et si on disait, juste pour cette fois, que j'ai juste pas envie...
- L'envie ça se trouve, ça se crée !
- Qu'est ce que t'es pénible quand tu t'y mets... Rappelle moi de ne plus te rappeller...!


Comme vous pouvez le remarquer, mon héroïne n'a pas de prénom pour l'instant. Les votes sont ouverts ! Elle a un petit ami aussi (voir épisode 1) donc...!

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J'en ai assez !

neave1J'en ai assez de tout ça ! Attendre d'avoir l'idée du siècle pour poster, se dire que de toutes façons six personnes me liront et que parmis eux seulement deux apprécieront, sentir cette incapacité à mener quelconque projet à terme, ne plus pouvoir écrire pour le plaisir, vivre dans l'attendre de..., dans l'espérance de...
Je suis lassé de tout cela.
J'ai envie de vivre une vie, et pour ce faire, arrêter d'imaginer celle qui pourrait être meilleure ou plus juste. Vivre à côtés de ses pompes, c'est ce qu'il y a de pire. Ce soir mes pompes se sont dérobées. Un peu comme dans cette publicité ou des chaussures s'attaquent à leur propriétaire ! Marrant cette image !

neave3J'ai les moyens, les matériaux nécessaires pour mener cete tâche à bien. Il ne manque plus que la volonté et l'attachement de faire ces choses.
Ainsi, j'ai envie d'écrire, de composer, de créer. J'ai envie de créer quelque chose auquel on s'attache, aussi bien dans le fond que dans la forme. J'ai envie qu'on ai envie de la suite. J'ai envie de donner envie.
Il faut y aller, donner suite, donner une réponse à ce que j'avais commencé auparavant. Et progresser. Mais pour progresser, il faut continuer.
Alors... Continuons.

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01 juin 2005

Mé à kwa ça sert ça ?

photo

Bah... Qu'est 'ce tu fous là twa ? Bah je venais juste voir si...
Si quoi ? Bah... S'il y avait encore des mises à jour içi...
Des mises à jours, c'est kwa ça ? Bah régulièrement tu postes quoi...
Ah ! C'est koum ça que ça marche un blog ?! Bah vui
C'est pour ça alors ! C'est pour ça que personne ne vient içi ! Ah non...
Comment ça ? Bah c'est pas pour ça, en fait...
C'est parce que... C'est de la merde, ton blog !

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12 mai 2005

Qu'est ce que tu fais dans la vie ? Je révise...

Pour vendredi, exposé d'Etudes Médiévales: "Westminster Abbey and St Denis : A comparison"

Je suis quelqu'un de jovial en général, qui est tout le temps d'humeur constante, qui aime rigoler et partager des moments conviviaux avec ses proches. Je dois aussi ajouté que "je ne me fache de rien" (dixit Mary Poppins, que je salue au passage !) ou du moins de pas grand chose ! Je suis plutot gai comme garçon à vrai dire !

Pour vendredi, dissertation de littérature: Strategy in Laurence Sterne's Life and Opinions of Tristram Shandy et pour vendredi prochain exposé sur le volume 10 de ce même ouvrage

Et puis quand même je dois dire que je prends la vie du bon côté, je vois toujours le beau temps avant la pluie, le bronzage sous le coup de soleil, la paie cachée sous le découvert. Alors bon, quoi dire de plus ? Voilà, ça me résume ! Je suis comme ça. "Je croque la vie à belles dents" (dixit Mme Salope dauphine). Je suis heureux, je frole l'extase chaque jour en me levant et en pensant à ma journée !

Les partiels commencent Vendredi 3 juin avec l'épreuve de civilisation Britannique


Jeudi, 00:00, je viens de finir mon exposé
Je n'ai pas commencé ma dissertation
Je n'ai -evidemment- pas commencé mon exposé
Je n'ai même pas lu le livre
Je n'ai même pas encore envisager l'idée de commencer à réviser


Où est le problème ? Je suis étudiant...

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09 mai 2005

L'Humeur du jour - Internationale

200_drapeaux

Le temps est à l'International ! La mondialisation, José Bové, le referundum du 29...
Ainsi Tigger's Track, à travers moi, tentera d'être universel, méta-linguistique, entendu de tous !

Aujourd'hui, l'humeur du jour :

Ich davon habe marre (en Allemand)
Έχω marre (en Grec)
Ne ho marre (en Italien)
Tenho marre (en Portugais)
I have some enough (en Anglais)
Areru (en Japonais)
Я подан вверх (en Russe)

Mais, quelle est donc l'humeur du jour ? Mais oui, bien sûr ! "J'en ai marre" ! Je tiens à remercier tout particulièrement les traducteurs AltaVista et Voila (les meilleurs dans leur catégorie !) qui traduisent, en choeur, I'm fed up (la traduction, bien qu'un peu trop classique à leur goût mais tellement plus commune, de "j'en ai marre") par: "Je suis alimenté par le haut".

Mais c'est logique, voyons !
I'm = I am = Je suis
fed = le verbe to feed (participe passé = fed) = alimenté
up = vers le haut

D'où la régle, bien connue, en Anglais, de la traduction mot à mot !
ex: Bonjour = Good day ! Au revoir = To see again !

C'est là que j'ai mal. Etre en licence d'Anglais et se faire remettre à se place par un traducteur online... Quand même, merci Internet !

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07 mai 2005

Coup de pouce

haku2

Du nouveau sur CanalBlog ! Voici Haku, voyageur hybride, qui nous fera partager sa passion pour un pays méconnu, bien que passionnant: Le Japon. En plus d'être un amateur d'animations et de manga, c'est aussi un artiste à part entière qui nous émerveillera de ses créations. Je ne manquerai pas de lui faire régulièrement de la place sur ce site pour exposer certaines de ses oeuvres. Allez déjà visiter son site, qui, bien que tout récent, est déjà riche et prometteur !

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Asahi No Jutsu

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03 mai 2005

C'est le printemps !

Pour ce post, pas d'images, pas de photos, pas d'illustration car le blog entier parle de lui même ! Nouveau décor, nouveau titre, nouvelle ambiance ! Tigger's Track se met à neuf ! Rassurez-vous, la manière de faire et l'esprit général ne change pas ! Toujours autant de "découvertes, d'histoires et d'émotions" !

A l'instar de Transs, je me devais de dépoussièrer tout ça !

Longue vie à nos blogs !

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30 avril 2005

Chronique d'une mort annoncée - Adieu Sadin

Connaissez-vous le livre de Garcìa Marquez ? Chronique d'une mort annoncée ?

chronique_dune_mort_annoncee2Crònica de una muerte anunciada. Dans ce livre -que je n'ai pas vraiment apprécié à l'époque où je l'ai lu- on retrace les heures qui précèdent le meutre du personnage principal. On sait dès le début qu'il va mourir, et sa mort n'est pas ce qui interesse d'ailleurs. C'est comme un épisode de Columbo si vous voulez, on connait le tueur, la fin (Columbo va réussir à le faire accuser), l'interêt n'est pas dans la finalité ni le suspens mais dans les éléments moteurs, le déroulement.

Bon il faut dire aussi que Colombo il est fort, parce qu'il sait toujours... Non mais sans rire, c'est incroyable, sur presque 69 épisodes, il arrive à chaque coup à savoir qui à tué et comment ! Trop fort ce Colombo.

cronica21

Ceci étant dit, Colombo n'est ABSOLUMENT pas le sujet de cet article. "Le lien avec Garcìa Marquez ?" vous me direz... Eh bien voilà: cette après midi, j'ai cru revivre, cette histoire, transposée évidemment, mais pourtant tout à fait semblable... J'étais au pied du mur, sachant que de toutes les manières, son destin était la mort, quoi qu'il advienne. Seulement, le problème n'était pas tant d'arriver à tolérer cette vision de fatalité mais bel et bien de supporter la lourde tâche qui m'était imparti. Celle d'être le meurtrier...

"Il est là depuis plus longtemps que moi cet arbre, Maman". Sadin, comme je l'ai surnommé cette après midi juste avant son exécution, était arrivé à la fin de son cycle, juste avant l'été, juste avant de pouvoir sentir sur ses épines, la douce chaleur des mois estivaux, il lui fallait mourir. Je tenais la hache dans mes mains, prête à l'emploi. Tel un bourreau devant le condamné à mort. Tel un homme prêt à commettre l'irréparable. Il fallait le faire, mais je ne pouvais m'y résoudre... Puis une voix résonna dans ma tête: "Si tu ne le fais pas, ce sera quelqu'un d'autre qui le fera, et avec beaucoup moins de respect et de précaution que toi...".
Alors je me suis décidé, et j'ai frappé. Doucement, d'abord, sur les branches les plus frêles. Et puis, il a fallu s'attaquer aux branches qui résistaient. Le bois se scindait, le sève coulait, la chair de l'arbre semblait saigner, rougeâtre. Je montais, de plus en plus haut, je frappais. Le bruit des coups portés résonnait dans la rue, tel le signal annonçant que le rituel était lancé. Les passants me regardait, discrètement, puis de plus en plus ouvertement. Je frappais, et je frappais encore. Cela devenait machinal, mécanique. Mes coups étaient de plus en rapprochés et de plus en plus puissant. Je prenais du plaisir, mes yeux s'écarquillèrent, mes muscles se raidirent, ma bouche se tordit, et je frappais, jusqu'à la délivrance.
Et le dernier coup, je lui tranchai la tête. C'était fini. J'avais autant de sang que de sève sur mes mains. J'étais un meurtrier, comme un autre après tout... Un Homme parmis les autres, un destructeur. J'ai aimé ça, j'ai honte.

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L'arbre va tomber - Francis Cabrel

L'arbre va tomber
Les branches salissaient les murs
Rien ne doit rester
Le monsieur veut garer sa voiture

Nous, on l'avait griffé
Juste pour mettre des flèches et des cœurs
Mais l'arbre va tomber
Le monde regarde ailleurs

L'arbre va tomber
Ça fera de la place au carrefour
L'homme est décidé
Et l'homme est le plus fort, toujours
C'est pas compliqué
Ça va pas lui prendre longtemps
Tout faire dégringoler
L'arbre avec les oiseaux dedans

L'arbre va tomber
On se le partage déjà
Y a rien à regretter
C'était juste un morceau de bois
Un bout de forêt
Avancé trop près des maisons

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Adieu Sadin... (ou comment faire, finalement, quelque chose de pas grand chose)

Posté par Tigger à 21:40 - Points de vues - Commentaires [10] - Permalien [#]