Tigger's Track - L'essentiel d'une vie d'humain

Une modeste ballade au coeur de la jungle du Tigre. Ponctuée de rencontres, de découvertes, d'émotions et d'échanges. Suivez-moi...

11 juin 2005

A suivre... 2nd épisode

Je m'étais promis de continuer cette "saga" suivant les règles que j'avais fixé. Ceci dit, l'appel étant plus fort, je vais continuer malgré tout. Les consignes restent -malgré tout- inchangées: envie de commenter, de faire tourner l'hsitoire dans un autre sens ? Mailez-moi !

Pour une petite remise en contexte de l'histoire, voici le lien vers le 1er épisode daté du 02/11/04 !


Tournant désesperemment la cuillère dans sa tasse, elle avait totalement quitté la situation dans laquelle elle était.

- Tu le dis si je t'emmerde, hein ?

Elle releva la tasse et afficha un sourire presque immédiatemment.

- Mais non, tu sais très bien que ce n'est pas toi, Marie.
- Non mais au delà du fait que tu sois dans ta période "Oh mon Dieu que je déprime, que je m'apitoie sur mon sors", tu pourrais afficher un peu plus de joie de déjeuner avec ta copine, non ?

Elle sourit. Ca, c'était Marie. Elle la respectait pour ça d'ailleurs. Tellement forte et capable de vous redonner le sourire en moins de temps qu'il nous faut pour le perdre.
Marie se leva de table, alla au comptoir régler le repas et lui fit un signe de tête pour l'inviter à quitter le restaurant. Marie était une fille géniale, l'Amie. Le genre de fille avec qui tout semble être simple. Trop simple d'ailleurs. Tellement simple que ça en est énervant ! Elle avait envie de déprimer ! Envie d'être triste un peu ! Envie qu'on lui dise: "Ah ouais, effectivemment, t'as vraiment une vie à la con" plutôt qu'on essaie coûte que coûte de trouver tous les bons cotés -même minimes- de son existance.
Ca fait trois qu'elle a quitté la fac, trois ans qu'elle a quitté sa vie d'étudiante et tout ce qui va avec: ses amphis ennuyeux, ses pauses cigarettes au soleil, les dragues subies à chaque fois qu'elle s'aventurait dans ce bar sordide, et ce professeur, beaucoup trop... professeur ! Tout lui revenait en mémoire, mais pourquoi maintenant, bon sang...! Pourquoi faut-il que ça revienne... tout court ?

"Bonjour Monsieur.
Mam'zelle ?
Ca serait pour du stockage, s'il vous plaît.
Bien sûr, quel type d'espace ? Dossiers, affaires, encombrants ?
Non non, seulement trois années de souvenirs, s'il vous plaît."

Impossible. Et puis, pour les coffres, il existe des clés. On peut toujours ouvrir, laisser entrer, laisser passer...

- T'es encore partie, là !
- Oh excuse moi Marie, je suis tellement fatiguée en ce moment...
- Oui bah t'es mignonne hein, mais moi je vais pas faire l'aller retour Place d'Italie/Odéon pour t'entendre dire que tu es fatiguée ! Moi j'ai raté mon audition, je sens que je vais encore galérer pendant deux mois, et regarde moi, (elle tourna sur elle-même) je suis là !
- Et si on disait, juste pour cette fois, que j'ai juste pas envie...
- L'envie ça se trouve, ça se crée !
- Qu'est ce que t'es pénible quand tu t'y mets... Rappelle moi de ne plus te rappeller...!


Comme vous pouvez le remarquer, mon héroïne n'a pas de prénom pour l'instant. Les votes sont ouverts ! Elle a un petit ami aussi (voir épisode 1) donc...!

Posté par Tigger à 02:47 - A suivre... - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires

    moi je la verrais bien genre elle fait tomber les photos en pleines rue de son dossier et la copine vois tout, un dialogue sur ce qui s'est passé et tout :p

    Posté par Creekety, 11 juin 2005 à 03:08
  • C'est fou ce besoin qu'on a de nommer, on se sent perdu face à qqch ou à qqn sans nom... pas de repère... POurtant le nom, c'est l'astrait, la vérité des choses c'est delà, dans ce qu'elles sont vraiment... Quand qqch n'a pas de nom, on s'accroche aux détails, aux indices qu'on nous donne, et c'est peut être là le meilleur de savoir ce que c'est au delà du nom générique que ça porte et auquel on s'arrête dès qu'il nous a permis de faire un lien a qqch de général et de connu, on ne cherche plus à sa voir si on fond cette "chose" est si semblable que ça à l'autre qui porte pourtant le même nom... Bon aller j'arrête mon délire sur les noms, ça doit être la philo qui me manque...
    Notre auteur veut des noms... Moi je l'imagine avec un nom très simple cette jeune femme... Il y a énormément de complexité en elle, ce lourd passé mystérieux qu'elle traine encore et tjs malgré le temps qui passe... ça semble bien noueux tout ça et pourtant... Pourtant je crois que c'est profondément humain, c'est pour ça que c'est complexe, mais c'est aussi pour ça que c'est simple, parce qu'elle est en quête de simplicité cette héroïne, et j'imagine que ses attentes, ses rêves et ses espours le sont aussi... Qu'est ce qu'un nom simple? Deux syllabe, un truc du genre Nina, Sally... Je sais pas trop...
    POur monsieur, je ferai le portrait inverse... Le fait que dans le premier épisode il ne tilt pas face à ce qui se passe sous son nez, son côté "moi je" et "je pose des questions par pure convention pour vite en venir à ce qui m'intéresse c'est à dire moi" ça lui donne un côté niais, pour le coup c'est lui qui semble un peu à coté de ses pompes... Alors pour ce monsieur qui se complique la vie en voulant s'inventer une vie plus intéressante que celle des autres... J'imaginerais le nom qui va avec... Un truc composé, qui sonne pompeux mais qu'on peut facilement abréger parce que l'histoire doit être fraiche et qu'en plus, ça entretiendra l'illusion du branché pour cacher le rabajoie...
    Bon alors je délire peut être complètement, ya pas grand chose de concret dans ce que j'ai dit, mais c'est ce que ressent ma fibre littéraire de ce qui se dégage de ces deux première scènes.
    Et puis sinon, juste en passant... Je sens que je vais l'adorer cette "histoire"... Ca me fait vraiment plaisir que tu nous offres une suite, il m'intéresse l'avenir de ton héroïne...

    Posté par Chrysalide, 11 juin 2005 à 23:13

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